Aide méthodologique

Etat des lieux de la préconisation de l’activité physique et sportive par les psychiatres/pédopsychiatres de la région Haut-de-France pour leurs patients

Dr Lucie BAILLEUL

Un étude menée par le Lucie BAILLEUL, Chef de Clinique psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent – CHRU Lille FONTAN 1, dans le cadre d'une consultation d'aide méthodologique avec le Docteur Claire-Lise CHARREL et Stéphane DUHEM.

L’activité physique et sportive tient une place particulière au sein de notre société actuelle. Le sport se pratique, il permet de fédérer, de partager et de réaliser des rencontres ; il est donc un outil de lien social.

Il est aussi un outil de prévention de santé mais également un outil thérapeutique. En effet, au sein même de la pratique médicale, l’activité physique et sportive est reconnue et même utilisée dans les démarches thérapeutiques non médicamenteuses, comme par exemple en oncologie, en cardiologie… En effet, il lui est accordé des bienfaits pour la santé physique et notamment sur les facteurs de risques cardiovasculaires ou encore les risques de récidives de cancers. Il est même question de prescrire du sport sur ordonnance pour les pathologies chroniques comme le diabète, l’hypertension artérielle, l‘obésité, le cancer du sein ou du colon.

Qu’en est-il dans la pratique psychiatrique ?

Dans de nombreux services de psychiatrie, tant en psychiatrie adulte, qu’en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, des activités physiques et sportives sont proposées, que ce soit en service d’hospitalisation, en hôpital de jour ou encore au CATTP.

Dans la littérature, par-delà les bienfaits reconnus pour la santé du corps, les bénéfices de l’activité physique et sportive pour le maintien et l’amélioration de la santé mentale sont aujourd’hui admis. Cette dernière contribue, par exemple, à prévenir l’anxiété et la symptomatologie dépressive via les sécrétions hormonales qu’elle induit. De plus, la pratique d’une activité physique régulière, chez des personnes présentant des troubles psychiatriques, peut être associée à une amélioration symptomatique, ainsi qu’à la prévention de certains effets indésirables des psychotropes. Enfin, il s’agit d’un moyen décrit de resocialisation et de renforcement de l’estime de soi.

Cependant dans la pratique psychiatrique actuelle, la préconisation de l’activité physique et sportive est-elle réalisée à visée thérapeutique dans le projet de soin du patient ?

L’idée de ce travail est de pouvoir questionner la pratique actuelle des psychiatres/pédopsychiatres de la région Haut-de-France, qu'ils exercent en service public ou privé, sur l’utilisation de l’activité physique et sportive pour leurs patients, au travers d’un questionnaire en ligne afin de réaliser un état des lieux des pratiques actuelles.
Réalisation d’un questionnaire standardisé et envoi de celui-ci à l’ensemble des psychiatres et pédopsychiatres de la région Haut-de-France, qu’ils soient dans le service public, privé ou libéral.