35èmes journées annuelles de la Société de l’information psychiatrique

Pertinence d'une territorialité régionale (perspective bottom-up) pour la recherche en psychiatrie

Septembre 2016, à Bruxelles

La recherche en psychiatrie menée par l’université, l’INSERM, le CNRS, les centres experts ou l’ICM, procède d’une conception top-down. Dans cette approche, il est présumé que le progrès en psychiatrie procédera de découvertes pouvant ensuite être appliquées par les acteurs de terrain.

La perspective bottom-up apporte un autre type de connaissances et de progrès, en posant d’autres questions et en utilisant d’autres méthodes pour y répondre [1]. Elle pose les interrogations des acteurs de terrain, que ceux-ci soient du personnel médical, paramédical, usagers famille d’usagers, gestionnaires d’établissement ou membres de la société civile. Elle interroge les pratiques, le partage de la connaissance, sa diffusion, le parangonnage inter-établissements, l’éthique, l’application des progrès de la discipline. Elle s’appuie sur d’autres méthodes : audit-inter hospitaliers [2], recherche appliquée, groupe de recherche en soins infirmiers, aide méthodologique aux projets de recherche des acteurs de terrain, diffusion locale des travaux, recherche-action, animation de réseaux interprofessionnels…

La taille du territoire pour mener ce type de recherche est cruciale. Elle doit permettre une rencontre facile des acteurs de terrain, tant par leur culture commune que par la proximité des structures participantes.

Les Hauts-de-France expérimentent une territorialité régionale pour ce faire et ses 8 ans d’existence semblent montrer la pertinence de sa « Fédération régionale de recherche en psychiatrie et santé mentale ». D’autres régions créent aujourd’hui leur propre fédération sur son modèle et la création d’une fédération nationale des fédérations régionales est en voie d’édification.

Un communication du Dr Danel.