Congrès de la Société française de santé publique 2011

BESP : à propos d'une enquête épidémiologique systématique de la santé psychique et du bien-être des étudiants lillois.

Novembre 2011, à Lille

Une communication de François Ducrocq.

Introduction

L’état de santé des étudiants représente une préoccupation de santé publique d’autant plus légitime qu’elle concerne une tranche d’âge qui n’a pas l’accès le plus facile, le plus spontané et le plus systématique à la médecine de prévention malgré les efforts considérables réalisés ces dernières années par les différents centres de santé de l’étudiant. Sur la plan psychique, il est en outre maintenant communément admis que la population étudiante présente des incidences et des prévalences de troubles psychiques plus important qu’en population générale ou que dans d’autres tranches d’âge (Schwenk, Jama 2010), dans des registres aussi variés que les troubles de l’humeur, les troubles anxieux, les troubles de l’adaptation, les addictions, les troubles psychotiques et les comportements suicidaires.

Méthode

Pour explorer la santé psychique de ces étudiants, nous avons initialement souhaité exploiter des indicateurs existants, ces étudiants bénéficiant dans chacun des trois centres de santé Lille I, II et III de la passation d’un questionnaire de santé globale nommé LIPAC comprenant plusieurs items dits psychosociaux. Nous avons ensuite bâti un outil plus spécifique basé sur des échelles validées : le questionnaire bien-être et santé psychique (BESP), pour affiner le dépistage, la reproductibilité et la valeur prédictive de cette passation tout en rendant possible son exploitation à des fins de recherche. Il s’agit d’un autoquestionnaire de 54 items décomposé en 7 sous-échelles explorant la qualité de vie, la santé psychique globale, les relations sociales, la détresse psychologique, le risque suicidaire et les consommations de substances psycho-actives. Dans les mois qui ont suivi la rentrée universitaire 2010-2011, 900 questionnaires BESP et 900 LIPAC ont été recueillis auprès des étudiants lillois de L1 et L2.

Résultats et discussion

Nous discuterons la comparaison des deux outils, débattrons de l’intérêt de son adjonction ou du remplacement de l’outil existant et donnerons un premier volant de résultats permettant un dimensionnement épidémiologique de la santé psychique de la population étudiée.

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