Un carrefour d'actualité consacré à la maladie mentale

71 étudiants de l'ESJ Lille sensibilisés aux questions de la psychiatrie et de la santé mentale

Ce 3 décembre 2013, de 9h30 à 12h00, s'est tenu le premier carrefour d'actualité de l'ESJ consacré à la psychiatrie et à la maladie mentale.

La stigmatisation des personnes souffrant de troubles mentaux résulte de nos représentations sociales. Les journalistes ont un rôle important à jouer dans le regard que pose la Société sur la personne malade. Ils peuvent parfois renforcer les stéréotypes et stigmatiser des milliers de personnes
faute de connaître la maladie ou au contraire, mettre les choses en perspectives.
Conçu et animé par l’Association des internes et anciens internes en psychiatrie du Nord - Pas-de-Calais, en lien avec la Fédération régionale de recherche en santé mentale, l'objectif de cette rencontre était de donner, aux journalistes de demain, les clés pour aborder ces sujets.

Ainsi, durant près de 4 heures, 71 étudiants futurs journalistes et 4 futurs psychiatres furent plongés dans l’univers de la psychiatrie et de la santé mentale. Une rencontre générationnelle qui permis également de créer les réseaux professionnels de demain.

Le jury était composé de :
- Pr Pierre Thomas, chef du pôle de psychiatrie du CHRU de Lille
- Bernard Virel, journaliste, spécialiste des questions de santé, la Voix du Nord


A cette occasion, les internes en psychiatrie ont rédigé un "petit glossaire de précautions sémantiques en psychiatrie". "On est parti de l'idée que la stigmatisation des personnes atteintes de troubles mentaux naît d'une méconnaissance et des préjugés qui circulent dans la population générale. Il est probable que les médias contribuent à véhiculer ces représentations", précise Charles-Edouard Notredame, président de l'AIAIP Lille, tout en assurant qu'il n'était pas question de donner "des leçons" aux journalistes.

"Pendant les études, on se construit un regard. On est sensible à ce qui nous est transmis et on se constitue une identité professionnelle. C'est donc le moment idéal pour "faire naître une sensibilité" à la psychiatrie et à la santé mentale chez les futurs journalistes, mais aussi, pour les internes en psychiatrie, de mieux comprendre les attentes et les contraintes des journalistes. Il s'agit aussi "de créer les réseaux de demain".

"L'idée est que quand les étudiants en journalisme auront à traiter un sujet lié à la psychiatrie, ils se rappellent que c'est sensible, compliqué, que derrière leur plume il y a des personnes, qu'ils ont une certaine forme de responsabilité et doivent avoir le réflexe d'interroger des sources fiables. Nous, nous aurons le devoir de répondre de manière adéquate et responsable aux journalistes".

Le rendez-vous 2014 est d'ores et déjà pris.


Forte de fédérer la totalité des établissements de la région qui ont une activité sanitaire de psychiatrie, qu’ils soient privés ou publics, la Fédération régionale de recherche en santé mentale Nord - Pas-de-Calais a initié ce partenariat unique en France avec l’Ecole Supérieure de Journalisme.
Le module de formation continue des journalistes en activité est consultable ICI