Aide méthodologique

Dépistage précoce d'ostéoporose chez les patients souffrant de schizophrénie, sous antipsychotique depuis 10 ans ou plus

Investigateur principal : Arthur Krainik, médecin généraliste remplaçant

Dans la population générale, l'ostéoporose est sous-diagnostiquée et sous-traitée malgré les recommandations récentes. Le profil étiologique dans la population générale témoigne d'une évolution en faveur d'ostéoporose secondaire comme l’hypercorticisme spontané ou induit, l’exogénose chronique, le VIH, et l’hémochromatose. Dans la population de patients souffrant de schizophrénie les comorbidités somatiques sont très fréquentes et amputent leur espérance de vie de 25 à 30 ans par rapport à la population générale.

Ces comorbidités doivent être dépistées aussi précocement que possible, car beaucoup d’entre elles sont accessibles à diverses formes de traitement. Des études ont montré que la prévalence de l'ostéoporose à partir de 50 ans chez les patients souffrant de schizophrénie était plus élevée qu’en population générale. L'âge, la sédentarité, l'exogénose chronique, le tabagisme actif,  la carence nutritionnelle en calcium et la carence en vitamine D sont des facteurs de risque d'ostéoporose dans les deux populations. Un traitement au long cours par antipsychotique pourrait favoriser la diminution de la densité osseuse par le phénomène d'hyperprolactinémie dans la population schizophrénique. Même si les données depuis les années 2000, indiquent que l’incidence des fractures de hanche diminue dans les pays scandinaves, aux États-Unis, au Canada et en France, les fractures ostéoporotiques s’accompagnent d’une surmortalité. Actuellement l'ostéodensitométrie n'est pas une indication chez les patients souffrant de schizophrénie sous neuroleptique au long cours. Les traitements inhibiteurs de résorption osseuse comme les bisphosphonates et le raloxifène, sont modérément associés à la variation de la densité osseuse et la réduction du risque de fracture, en complément de la supplémentation vitamino-calcique selon la Haute autorité de santé (HAS). Malgré les résultats de nombreuses études, il n’y a pas d’indication à rechercher une ostéoporose chez les patients souffrant de schizophrénie et sous traitement. Pourtant, la prescription d’une ostéodensitométrie chez des patients présentant des facteurs de risque d'ostéoporose devrait participer à une démarche de prévention primaire et secondaire des fractures spontanées et doit encourager à modifier les règles hygiéno-diététiques.

Objectif principal : diagnostic d' ostéoporose

Objectif secondaire n°1 : diagnostic d'ostéopénie

Objectif secondaire n°2 : évaluation des facteurs de risques d'ostéoporose et de chute

Etude monocentrique transversale descriptive