Journées du GEPS

Prévention du suicide : Connexion synaptique, digitale et sociale

, à Montpellier

Le suicide est un fléau mondial. La situation en  France  reste  particulièrement  préoccupante avec des taux de suicide parmi les plus élevés en Europe, d’autant que l’on observe une recrudescence des suicides dans plusieurs pays industrialisés.

Nos approches passées, centrées sur les facteurs de risque épidémiologiques, n’ont pas débouché sur de grands progrès cliniques au niveau individuel. Aussi la recherche  neuroscientifique continue sa quête de biomarqueurs, promettant une amélioration du diagnostic,   de la détection et de la prise en charge des patients à risque. Parallèlement des innovations dans l’organisation des soins centrées sur le besoin de garder le contact se sont développées. Ainsi, les modalités de suivi des sujets les plus vulnérables sont devenues plus spécifiques, ciblées,  intensives.

Quelles connexions pour la suicidologie moderne ?

L’être humain est hautement connecté : par la complexité de son  activité  cérébrale,  par  son  besoin de liens sociaux, par son utilisation exponentielle des nouvelles  technologies.  Ces  différents aspects peuvent aider à comprendre les liens entre stress sociaux et vulnérabilité suicidaire. Puisque nos habiletés cliniques ne suffisent pas à prédire un acte suicidaire chez un   sujet donné à un moment donné, changeons de paradigme. Il est nécessaire d’élargir notre grille     de lecture de la crise suicidaire, mais aussi de recourir à de nouveaux outils d’évaluation. Smartphones, réseaux sociaux, apps, ouvrent des voies de recherche pour  une détection continue    et individualisée du risque suicidaire, afin d’intervenir et prévenir le suicide. Il est temps  d’entrevoir les multiples possibilités offertes par le monitoring en temps réel des patients, par les interventions écologiques de prévention en temps réel et l’implication des amis virtuels, par l’analyse des traces numériques sur les réseaux sociaux. Ceci ouvre la perspective des nouvelles méthodes d’analyses, le big data  !

La puissance de ces nouvelles technologies qui ont envahi et changé nos vies suscite de nombreux espoirs, et des réflexions… En effet, anticipons les réponses pour faire face aux enjeux technologiques, médicaux, organisationnels et  éthiques.

Enfin, et jusqu’à preuve du contraire, les contacts humains demeurent  la  richesse  essentielle à notre survie. Ils sont la base de la prise en charge des patients en crise suicidaire.   Nous consacrerons de larges échanges aux stratégies biopsychosociales innovantes permettant de restaurer et de maintenir le lien  social!

Essayons de connecter les compétences les plus diverses pour réunir des pistes sérieuses de progrès dans la prévention du suicide. Cette année les journées du GEPS se dédieront à la connexion dans tous ses états, qu’elle soit synaptique, digitale et sociale

Ces thèmes et d’autres (innovations organisationnelles, pharmacologiques, psychothérapiques) seront déclinés à travers des conférences plénières et des symposia.

Des sessions consacrées à la recherche seront consacrées aux projets soutenus par l’Observatoire National du Suicide, aux travaux des jeunes suicidologues du J-GEPS, aux bourses de recherche offertes par le GEPS et aussi aux recherches en soins infirmiers.

Des sessions seront consacrées aux initiatives de prévention en Occitanie, et nous l’espérons aux nouvelles technologies en santé.

Retrouvez les informations et le programme.

Inscriptions en ligne.