Encéphale

Le recours aux médicaments psychotropes et leur usage intensif

A Paris, 2010

PLANCKE L.(1), BENOIT E.(2), CHANTELOU M.L.(2), AMARIEI A.(1), VAIVA G.(3)
(1) Fédération régionale de recherche en santé mentale (F2RSM) Nord - Pas-de-Calais, LILLE, FRANCE ; (2) Direction régionale du service médical de l'assurance-maladie Nord-Picardie (CNAMTS), LILLE, FRANCE ; (3) Fédération régionale de recherche en santé mentale (F2RSM) Nord - Pas-de-Calais ; Université de Lille 2, LILLE, FRANCE


Les médicaments psychoactifs présentés au remboursement de l’Assurance maladie constituent une source d’information sur certaines pathologies ou troubles psychiques, dans un contexte de surutilisation de certaines de ces molécules en France.
576 493 personnes en bénéficient d’au moins un en 2007 dans le Nord - Pas-de-Calais, pour un total de 5 070 160 prescriptions.
Durant la période d’étude, 15,6% de la population régionale couverte recourt à au moins un médicament psychotrope en 2007. Ce taux s’établit à 11,7% pour les benzodiazépines, à 7,6% pour les antidépresseurs, à 1,8% pour les antipsychotiques, à 0,5% pour les traitements de la dépendance alcoolique et à 0,3% les traitements de substitution aux opiacés (TSO). Pour les trois premières classes, le taux augmente assez régulièrement avec l’âge ; il est toujours très supérieur chez les femmes que chez les hommes. Pour les
traitements de la dépendance à l’alcool et de l’héroïnomanie, les hommes sont plus nombreux ; le taux de recours augmente dans un premier temps (jusqu’à 40-49 ans pour les premiers, jusqu’à 30-39 ans pour les TSO), pour redescendre ensuite.
Une seconde étude, portant cette fois sur deux années, a permis d’étudier les facteurs reliés à une utilisation intensive et/ou régulière de ces traitements.