Aide méthodologique

Statut du dépistage des cancers dans une population présentant des « troubles psychiques graves » du secteur 59G21

Investigateur principal : Mr Charles Billau, médecin généraliste remplaçant, Université de Lille 2

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme avec près de 48 800 nouveaux cas estimés en France en 2012. Le cancer colorectal représente le troisième cancer le plus fréquent, avec plus de 42 000 nouveaux cas estimés en 2012.
Dépister tôt pour mieux soigner, la détection précoce des cancers dans une population fragilisée avec surmortalité et surmorbidité importante constitue un enjeu important d’amélioration de la prise en charge globale des patients psychiatriques.
Il existe un taux de mortalité des patients présentant des « troubles psychiques graves » 2 à 3 fois plus important que dans la population générale et une espérance de vie amputée de 13 à 30 années. Les troubles mentaux augmentent le risque de mort prématurée naturelle ou non. Les comorbidités somatiques sont variables selon les troubles psychiatriques et peu de données sont disponibles concernant le cancer.
Il n’existe pas de lien évident entre la survenue de cancer et les maladies psychiatriques, mais les troubles mentaux prédisposent aux comportements à risque et aux découvertes tardives de pathologies cancéreuses.
L’étude de la mortalité chez les patients souffrant de troubles psychiatriques dans le Nord a été réalisée en 2011, chez les patients majeurs hospitalisés au moins une fois à l’EPSM Lille-Métropole entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2007. Sur les 5536 patients inclus, 663 patients sont décédés au 1er janvier 2011 parmi lesquels 57% de mort naturelle dont 22% par cancer et 19% de causes cardiovasculaires.

Objectif principal :

Evaluer la participation au dépistage organisé des cancers (sein et colon) dans une population présentant des troubles psychiques graves.

Objectifs secondaires :

  • Evaluer le rôle de la pathologie sur le statut du dépistage.
  • Connaitre et comprendre les freins et les facteurs de non adhésion au dépistage organisé du sein et du colon.
  • Connaitre la proportion de patients relevant d’une prise en charge spécialisée (coloscopie ou consultation spécialisée de gynécologie) hors dépistage organisé.
  • Evaluer le suivi ambulatoire des patients présentant des troubles psychiques graves.
  • Evaluer l’influence des facteurs sociodémographiques et du mode de vie sur la réalisation des tests.
  • Evaluer la difficulté d’accès au dépistage

Les patients seront interrogés au moyen d’un questionnaire anonyme par un référent (Infirmier(ère), Médecin psychiatre, Psychologue, ou Educateur) lors d’une unique consultation de suivi classique. Le questionnaire sera proposé au patient, après vérification de sa non-opposition et relu avec le professionnel concerné.
Il est demandé aux professionnels impliqués de ne pas modifier leurs habitudes de prise en charge des patients. Cette étude ne modifiant en aucun cas la relation avec le patient, ni les modalités du suivi, aucun acte ou examen particulier n’est demandé.

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