Recours à un traitement de substitution aux opiacés dans le Nord – Pas-de-Calais (2013)

Traitements de substitution aux opiacés : environ 15 000 patients dans le Nord – Pas-de-Calais

15 077 personnes âgées de 15 à 54 ans et domiciliées dans le Nord - Pas-de-Calais ont recouru à un traitement de substitution aux opiacés (TSO) en 2013, en médecine de ville ou en Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa), soit un taux de 70 pour 10 000 habitants.
Dans le département du Nord le taux de recours est de 66 pour 10 000 habitants (9 541 patients substitués) et dans le Pas-de-Calais il est de 78 pour 10 000 (5 536 patients). On observe donc un taux de recours aux TSO 1,2 fois plus élevé dans ce second département.

Des fortes disparités de recours sont enregistrées au niveau infrarégional, le Littoral se démarquant avec des taux de recours supérieurs. Les zones de proximité du Boulonnais, de l’Audomarois et du Cambrésis connaissent les taux de recours les plus élevés (respectivement des taux de 125, 100 et 94 pour 10 000), l’Arrageois et la Flandre intérieure en connaissent les plus faibles (46 et 48 pour 10 000 habitants).
Le recours est plus élevé en médecine de ville qu’en centres - près de 4 patients sur 5 sont traités en médecine de ville. Les zones de Lille et Lens-Henin enregistrent une plus forte proportion de prise en charge en centres par rapport aux autres zones.

Ces résultats sont issus d’une étude menée en collaboration avec le Cèdre Bleu, à paraître début 2016.

Exemple de lecture : 992 patients domiciliés dans la zone de proximité de Dunkerque bénéficient d’un traitement de substitution aux opiacés en 2013, soit un taux de 68 pour 10 000 habitants. 97% sont pris en charge en médecine de ville exclusivement.


Sources : Cnamts, RSI, MSA, Cèdre Bleu


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