Le refus de soin : forces et faiblesses du consentement

Ethique et santé, 2015

Hum P., Boury D., Danel T., Demailly L., Dujardin V., Ethuin C., Lequin F., Pruvot FR., Racine A., Valette P., Vandoolaeghe S., Weil B., Weill S. Le refus de soin : forces et faiblesses du consentement. Éthique et santé, 2015 ; 12 : 56-63



Le consentement occupe une place centrale dans le déroulement des soins d'un point de vue clinique, juridique et éthique. La pratique du soin en psychiatrie en mesure les effets bien que la psychiatrie ne soit pas la seule discipline concernée. Néanmoins, la notion de consentement est-elle capable de porter les ambitions qu'on lui prête ?

La notion de refus de soin éclaire ces différents problèmes. En effet, le refus de soin n'est pas simplement un obstacle aux soins : quelle valeur peut-on accorder à un consentement si négocier est impossible, si refuser les soins n'est pas envisageable ? Cet angle d'approche permet de préciser les caractéristiques immanentes au consentement. Il met aussi en évidence certaines représentations erronées du consentement ainsi que les formes de quasi contrainte qui caractérisent les faux consentements, les consentements extorqués, les désaccords non exprimés ou mal écoutés.

C'est dans une perspective critique que seront envisagées les faiblesses et les limites de la notion de consentement. C'est aussi pourquoi nous aurons recours au moment du refus de soin. Ce temps n'est peut-être pas à redouter et il aide à concevoir un usage restreint et pertinent du consentement.

Consentir à des soins nécessite des temps de négociation, sur la base d'une dynamique relationnelle, afin d'aboutir à des accords sur les soins.



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