Aide méthodologique

Recherche troubles psychotiques et sexualité

Interne en 6ème semestre de psychiatrie, Anne Marcuz réalise son mémoire de fin d’études sur la sexualité chez les patients psychotiques.

Ce mémoire s’appuie sur un questionnaire anonyme destiné à tous les médecins de psychiatrie générale des Hauts de France ainsi qu’aux internes de psychiatrie.

C'est son directeur de mémoire, le Dr Thevenon, Psychiatre à Tourcoing, qui lui a proposé ce sujet.
En effet, évoquer leur sexualité avec les patients psychotiques n’est pas un exercice qui va de soi.
En est-il de même pour vous et quelles étiologies aux troubles sexuels privilégiez-vous ?

Une recherche bibliographique a permis de mettre en évidence le peu de données récentes sur ce sujet.

L’OMS définit la santé sexuelle comme étant “un état de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité.” La sexualité des patients psychotiques semble cependant susciter peu d’intérêt alors même qu’elle est l’une des principales causes d’arrêt du traitement antipsychotique. Ainsi dans plusieurs études, des patients psychotiques témoignent du fait que les psychiatres feraient souvent abstraction de cet aspect de leur qualité de vie.

L’impact négatif des antipsychotiques atypiques (APA) sur la sexualité est indéniable mais quel est celui de la maladie et des facteurs environnementaux ?

L’objectif de cette étude était de déterminer l’étiologie qu’ils privilégient pour expliquer la survenue de troubles sexuels chez les patients psychotiques et de recueillir des informations sur la manière dont les psychiatres pensent, discutent et gèrent cette problématique avec leurs patients.

L’une des ambitions de ce travail est d’interroger les psychiatres dans leur pratique au sujet de la sexualité de leurs patients psychotiques.

Un courriel a été adressé à l’ensemble des psychiatres exerçant dans les Hauts-De-France. Il contenait un lien vers un questionnaire en ligne, anonyme et standardisé.

Notre étude concernait la prise en charge des patients adultes hommes et femmes psychotiques selon les critères du DSM-V.

En plus des données sociodémographiques, nous avons recueilli des éléments sur les connaissances théoriques des psychiatres, l’intégration de cette réflexion dans leur pratique mais aussi sur leur perception et leur ressenti.

Le test du Khi-2 a été employé pour apprécier la significativité des variables en analyse bivariée.

Le traitement des données a été réalisé avec le logiciel SAS.

Ce  travail réalisé avec l’appui de la Fédération Régionale de Recherche en Psychiatrie et Santé Mentale des Hauts de France sera par la suite le support d’une communication affichée et d'un article.

Sur simple demande, les résultats du questionnaire vous seront communiqués.